°Sôma

°Sôma
Simiesque

L'idée... Décharnons nos pantins. Nos poupées et autres jouets. Le temps d'un souffle court. Qui nous satisfait. Plaie ! Ces singes grandioses, féroces. Forment la ronde. A grosses gouttes. J'ai bu le lait des mères. Vu les cloches amères. Fondre, macabres s'accaparent. Notre ère, comme un homme sincère. Je suis un être parfait, modelé, apprivoisé. Je ne sais pas marcher, ni me rappeler de qui tu es. Je ne vous parlerais plus, les mots m'éventrent soudain. L'odeur m'égorge et le silence m'appartient. M'egorge, en silence. Le vide suinte, le jasmin à même nos vagins. J'ai rêvé si peu, pensé si peu. Que ma tête tournée vers les cieux. J'aurais surpris mes yeux perler, se saler. Les trahis seront bien gardés. Nous voilà esclaves ! Kyste humain propose à monde utérin. Nécroses de cendres. Préparant chaque bouche à cadavre. Chaque souche en esclaves. Convives d'instants. Dévorés d'élégies jalousives. Ressaisis d'hérésies plaintives. Être d'un moment, pense à sa vie irréfléchie. Champs amniotiques accélèrent l'envie frénétique. De frôler, de palper, l'égoïsme. Philistins, philistines, nos rires deviennent échos. Notre pas est lourd, sourd. Jugez de votre peau : le soleil, parait bien plus cruel. Nous fermons les yeux.

# Posté le samedi 25 juin 2005 14:27

°Sôma

°Sôma
Ailleurs c'est ici

Je digère un passé étiolé, ce monstre athée rêve maintenant. Le sang fatigué, je me rends vers les seins. Nos vies au creux des mains, je balbutie d'effroi. Et tout me manque à l'instant ; d'instinct, le mal s'obtient par le corps. Et j'égaye mes plaies, sablées. L'hôte souffrait que ton être se refuse à son poste. Je feindrais ma mort pour que tu me prennes dans ton exode. Je me suis perdue au printemps de la vie. Tant pis, je t'en remercie de tout coeur. La faim au ventre, je t'étouffe de mes bras. Te prouve mon ardeur, Tu manques à mes tissus sans chaleur. Regarde, regarde, jeunesse se passe. Je suis venue te dire à un moment. D'égard, mégarde, Ma vie, faite de toi et moi, Je nous aime à présent. Amour secret d'alcôve, nous sommes tous comme des fauves. Il est temps que mes dragons viscéraux te détournent de nos vautours. Tours à tours ils s'égarent. On se lache. Ton fantôme rode, me hante. Autour de l'aube, on nous attend. Nos visages anguleux, fébriles se détériorent. Nos cages cutanées, granuleuses élaborent une effraction à nos règles. Aussi bas qu'est le silence d'un prêtre, j'ai pris la parole à mon être. Regarde, regarde, jeunesse se lasse. Je prie l'élue de vivre tes moments. Blafards, bavarde. Confesse ses taches. Dans nos veines s'écoule le même sang. Regarde... Dans nos veines s'écoule le même sang. Sommes nous heureux ici et maintenant ? Seras-tu là pour l'entendre ? Sommes nous heureux ici et maintenant ? Seras-tu là pour m'attendre ? Seras-tu là ? On aura bientôt plus le temps ! Je me parle ou presque. Comme si c'était toi. Possédant mon moi, tu y vois plus clair. Je suis l'est et l'ouest, toi le nord et le sud. Rends toi sans mesure. Que le temps me semble beau : L'humain sent si bon. Que les cieux me semblent chaud. Demain est si loin. Mon univers, un paradis. Que le temps me semble beau : L'humain sent si bon. Que les cieux me semblent chaud. Demain est si loin. Ailleurs, c'est ici. Avec toi ailleurs c'est ici, avec toi ailleurs c'est ici. Je nous aime à présent.

# Posté le samedi 25 juin 2005 14:26

°Sôma

°Sôma
Elle s'endort

Tu as nourrit ta plainte machinale. Mécanique, tu souffres quand tu avales. Tu t'ennuis, tu t'enivres, langueur. Mange un ange au coeur qui t'écoeure. Ils passent aveugles, abîment ton corps mou. Ils tournent sur eux même, ils deviennent fous. Façonnes et pardonnes l'animal. Pour juste désapprendre ce mal. Ils deviennent fous. Elle s'endort. Ne voulait pas de ce corps. Leurs vies cassent, lâche. Ce soir, trouve dans son corps, juste une impasse. Lâche ! Le vent tourne comme ta tête bleu si lourde. L'heure s'enroule, la minute passe son tour. Ils chantent et râlent, les entends-tu ? L'un d'eux lèche tes veines, les manges et tu te tues. Oui, non, la mort t'a vu. Un regard souille ta vertu. Les mânes se souviennent ; ton ange s'est perdu. Elle s'endort. Ne voulait plus de ce sort. L'envie passe, lâche. Chaque fois que tu l'ignores, elle reprend sa place. Lâche ! Les entends-tu? Tes bras manquent... Tu voudrais comprendre. Quand la mort s'en mêle. Mon enfant me laisse. Son absence me blesse. Maman voudrait bien. Maman voudrait te donner son corps. Pour sentir un peu plus ta mort. Je veux partir à mon tour mon amour. Chaque fois plus prés de toi : Je serais là quand la douleur reprendra. Maman t'implore ! En vain, tu ne dis plus rien, pour ne pas dire que tu t'en vas. Maman t'adore ! Maman t'implore ! Maman t'adore !

# Posté le samedi 25 juin 2005 14:24

°Samantha

°Samantha
Samantha

Choyée, Samantha pleure. Choyée, Samantha meurt. Sonne & assomme encore Samantha. Elle n'y croit plus. Ecoute ton coeur s'encrasser comme leurs machines. Ton corps ne servira plus. Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent. Samantha pleure. Cette douce chaleur te tient en laisse. Par la corde saigne. Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond. Ta chair est nue. Bois, tu l'emplis. Enfant caresse le. Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou. Tout devient lent. Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'ame saoule. Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l' ame seule. A nos pères qui êtes absents... Délivrez-nous du mal... Je vous salue Marie, pleine de grâce. A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation. A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : la bête et l'agneau ne font qu'un. Craque sa tête. Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine. Coule ! Sperme et poussière. Il Crache ses plaies. Poupée chiffon... La nuit est sourde. Samantha s'en va. J'attends mon tour. Dorment les cris. J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé.

# Posté le samedi 25 juin 2005 14:18

°Samantha

°Samantha
Des cendres

Ton coeur pend au-dessus de ma tête. Toi l'amant, il ne reste qu'une miette de ta peau douce presque adolescente. La mouche tournoie, elle n'est plus patiente. Poussière chaude veut me faire tousser. Mes mains ne cessent plus de penser. Mes yeux ne veulent plus baver. Juste que c'est pas moi qui l'ait tué. Tête fait mal, gouffre avale, c'est un sol sale. La sens-tu brûler? Corps bancal, toi qui tombe. Te noyer gorge violée. Essaie parle! Viens te perdre dans le creux de mes reins. J'aime ton sang sur mon corps. Mange ton coeur dans mes mains. Je n'ai rien pu cacher dedans. Je ne fait que te regarder. De mes mains... Te noyer! Laisse-toi boire par les grands secrets des anges! Laisse-toi croire que tu m'as rendue sale. Laisse-moi te voir faible dans un corps qui penche. Laisse-moi avoir le choix que tu n' aies plus jamais mal. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal... Un pantin ivre, pour un maître avide. Toujours sourire pour moins dormir. Et te tuer juste pour rire. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal.

# Posté le samedi 25 juin 2005 14:16